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Lecture rp pour les invités !

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Mon chaos a débuté le : 25/06/2013
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MessageSujet: Lecture rp pour les invités ! Mer 9 Sep - 19:09



   
Invité, es-tu curieux ?

   
Si oui, alors ce sujet est pour toi !

   
Salutation à toi, visiteur des lieux ! Alors, GOH t'intéresse, mais tu aimerais lire quelques passages rp pour te faire une idée ? Dans ce cas, nous allons te faire plaisir et te présenter plus bas plusieurs extraits de rps ! Évidemment, les sujets ne seront pas entièrement exposés à ton regard curieux, mais au moins, tu pourras te faire une petite idée des styles et du genre de rps que tu peux découvrir et jouer ici ! J'espère que ces extraits pourront te convaincre de t'inscrire et de venir t'amuser avec nous ! Parce que le rp, cey le bien ! :IloveU:


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Mon chaos a débuté le : 25/06/2013
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MessageSujet: Re: Lecture rp pour les invités ! Mer 9 Sep - 19:43


Black Christmas

Elsa Kayne & Archer Grims

   


   
Elsa Kayne
Inerte. C'est le moins qu'on puisse dire. Du bout du pied, Elsa tâta le corps inanimé de la femme assommée. Bon sang… est-ce qu'elle était morte ? EST-CE QUE CETTE FEMME ÉTAIT MORTE ? Une boule de salive lui brûlait l'intérieur de la gorge, coincée dans son gorgoton paniqué. Non seulement on venait de mitrailler le restaurant pendant son quart de travail mais en plus, elle venait d'assassiner une cliente à coups de poêlon ! Aussi bien retirer tout de suite son tablier… et cette foutue robe rose délavée. Ohhhh ça sentait les grosses emmerdes pour la pauvre Elsa qui n'avait vraiment, mais alors là vraiment pas les moyens de se payer un avocat. C'était de la légitime défense après tout ? Cette folle avait tenté de la tuer avec un couteau, ça comptait pour beaucoup, ça ? Non ? La police serait bientôt là… comment est-ce qu'elle lui expliquerait qu'une victime de violence conjugale s'était tout à coup transformée en meurtrière possessive et jalouse ?

Ramenant une mèche de cheveux derrière son oreille, la belle s'agenouilla pour poser ses doigts sur la jugulaire de l'inconsciente. Un long soupire de soulagement s'échappa de ses lèvres lorsqu'elle distingua un pouls régulier. Fiouf. C'était moins une. Elle se releva, hésitant à soulever le corps inerte pour le porter sur son épaule. Une fois dehors, elle se serait peut-être calmée… sinon elles auraient toutes les deux de quoi à se reprocher devant les policiers. Elsa redressa la tête, dévisageant Archer qui venait d'arriver en trombe.

" J'ai loupé un épisode ? Et où est le barbu ? Non, peu importe ... Il faut partir d'ici presto. Y'a quelque chose en avant... je ne sais pas ce que c'est, mais je ne veux pas rester pour le savoir... viens. "

Sa bouche s'ouvrait à peine lorsque sa main disparut dans celle de Superman. Son coeur palpitait au rythme de ses pas pressés.

" Je… C'est… elle qui… On… ne peut pas la laisser là ! Je l'ai… La… la police… Billy Joe va… shiiiit… "

Cette cliente va porter plainte, elle va avoir de sérieux problèmes à gérer et Billy Joe va lui arracher la tête, ça c'est certain ! Elle pouvait dire adieu à ce travail… adieu à sa prochaine paye… adieu les fêtes de Noël… Plus elle angoisse, plus ses pas s'accélèrent. Bientôt, ils seraient dehors en compagnie de Hank… ce n'était qu'une question de seconde avant que la porte ne s'ouvre… et que...

Di-ding !



...I'm dreaming of a white Christmas
Just like the ones I used to know…

Un battement. Deux battements de cils. Ne venaient-ils pas de franchir la porte donnant accès à la ruelle derrière ? MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE DÉLIRE ? Où est le tireur fou ? Où sont les meubles ravagés et les impacts de balle ? Comment ça se fait que ça sente le hamburger triple cornichons ? Elsa est pétrifiée d'incrédulité et ne sent plus sa main écrasée dans celle d'Archer. Les sourcils froncés, incapable de trouver un raisonnement logique expliquant cette situation… et l'évidence lui revient sans cesse en tête : You're dreaming of a white and bloody Christmas.

" Elsa... moi c'est Archer... et je trouve que tu fais du très bon café... je tenais à te le dire encore une fois, parce que... j'crois qu'on va clamser ensemble aujourd'hui... dans ce putain de restaurant... on nous a prit en chasse... je ne sais pas par qui... ou par quoi... ni pourquoi... je sais seulement que cette... chose... ne veut pas nous laisser partir d'ici. Merde... j'ai l'impression de faire le pire bad trip de ma vie. Welcome to the twilight zone... "

Déglutissant difficilement, elle expira un rire nerveux. Habituellement, quand elle rêvait d'un mec sexy au boulot, elle se retrouvait toujours en train de lui servir le café en pyjama à pattes ou bien carrément à poil. Pourtant là, elle n'était pas à poil… et elle avait toujours sa robe ridicule de chez…

" LISA ! "

Un cri de surprise s'évada de ses lèvres alors qu'elle se raidissait, relevant aussitôt la tête vers... Billy Joe !? Il avait l'air contrarié, comme toujours. Ses cheveux noirs gras était coiffés dans une vague typique des années 80, son chandail blanc trop serré sur sa prédominance abdominale était tâché de sauce brune et de sang.

" C'est Elsa…  murmura la belle à bout de souffle...
- Qu'est-ce que t'attends pour aller servir le client ? J'te paye pas à minauder ! Allez, plus vite que ça ! "

Le client ? Mais… quel client ? Elle lança un regard incrédule sur Archer puis remarqua une silhouette assise au fond de la salle à dîner. Il était assis de dos, la capuche d'un hoodie gris foncé lui couvrait la tête. Lentement, elle délaissa la main d'Archer, laissant le geste s'éterniser jusqu'à ce que ses doigts glissent des siens. Elle s'avança vers le client… un pas à la fois… Du calme Elsa, ce n'est qu'un client… pas vrai ? Un client comme les autres… non… il n'y avait personne d'autre… personne d'autre ne devait être là… personne ne devait être ici…  

" Toi. Tu manges ou tu fiches le camp d'ici. " beugla Billy Joe à Archer en lui désignant une place au comptoir d'un mouvement du menton. " Alors, ce sera quoi ? Burger ? Frites ? Spag ? J'ai tout ce qui faut pour toi. Qu'est-ce qui t'intéresse, une pointe de tarte ? Allez, manges ! le gros proprio s'empara de son couteau souillé et s'affaira à le nettoyer à même son chandail, dévoilant du même coup sa bédaine à l'épaisse toison noire.

Aussitôt mentionnés, les plats s'alignaient sur le comptoir, tous plus dégoûtants les uns que les autres. La viande du burger n'est pas assez cuite et dégoulinait de sang, les frittes étaient noircies, le spag bougeait tout seul. La pointe de tarte ? Elle sautillait dans l'assiette, sa grosse gélatine verte contenant… des… fruits ? Avait-on réellement envie de savoir ce que c'était ?

Elsa s'immobilise près du client, éclaircissant sa voix d'un petit toussotement. Elle ne parvient toujours pas à discerner son visage, mais ses mains gantées sont croisées et posées sur la table. Sa voix éraillée par la nervosité met quelques secondes à articuler son petit discours usuel.

" Bienvenue… chez Billy Joe… je… suis Elsa. J'espère que vous allez bien… Je... peux… vous offrir quelque chose pendant que vous regardez notre menu… ?
- Donnes-moi la poitrine de ta poule la plus loquace. résonna une voix masculine qui lui arrache un frisson.
- … poitrine de poulet… pas d'problème.
- Saignante.
- … votre… poitrine de poulet ?
- Je la veux… bien saignante.
- O… kay, je vais voir c'que j'peux faire. Vous voulez une p'tite salade avec ça ?
- Non.
- et les frites ?
- …
- … Okay, pas de frites… C'est parfait… je reviens dans quelques minutes."

Délaissant son client pointilleux, Elsa retourna derrière le comptoir avec une aisance beaucoup trop habituelle au vue des circonstances. Elle passa derrière Billy Joe obnubilé par Archer puis poussa la porte des cuisines pour acheminer la commande du client timbré.

" Johny, tu devineras jamais ce que l'type m'a demandé… un poulet saignant… C'est dingue… Johny… ? "

Les cuisines étaient désertes. Rien d'étonnant… enfin si. Non. Elle ne savait pas ce qui devait l'étonner en fait. Aucun signe du cuisiner, et pourtant, des casseroles étaient sur le feu et de la viande crépitait sur les plaques de cuisson. Le mélange des odeurs était tout simplement insupportable. Bon sang ! Mais qu'est-ce qui était en train de cuire ? Elsa s'approcha des chaudrons puis s'étira le cou pour jeter un oeil, se pinçant le nez pour éviter les effluves écoeurantes.

" OH SHIT !! "

Elsa eut un mouvement de recul. Un pied ! UN FOUTU PIED ! Son dos se heurta violemment à la grosse bédaine de Billy Joe qui l'attrapa par le poignet l'entrainant à sa suite.

" Johny n'est pas là, c'est toi qui fera la cuisine à sa place, Lisa.
- BILL ! Y'A UN PIED HUMAIN LÀ-DEDANS ! "

Mais Billy Joe n'entend rien, il traine Elsa comme un petit chien hystérique attaché à une laisse. Elle a beau planter ses talons dans le sol, rien à faire. Tirer, pousser, hurler… Son gros imbécile de patron est bien trop fort pour qu'elle libère son poignet de sa grosse main graisseuse. Il s'immobilise devant une table où repose le corps mutilé de Marie-Madelaine, ramenant Elsa devant lui, plaquant sa grosse bédaine dans son dos, lui attrapant les poignets dans chacune de ses grosses mains, faisant de son employée sa jolie marionnette.

" Je vais te montrer comment détacher la poitrine. C'est très simple ! Première étape, prends le couteau.
- Bill… j't'en prie… "

Tremblante, Elsa réprimant les hauts-le-coeur qui se bousculaient dans le creux de son oesophage. Le regard de la jeune femme voguait sur le cadavre dénudé de la femme qu'elle avait assommé plus tôt. Sa tête était retombé mollement sur sa gauche et ses deux yeux vitreux dévisageaient Elsa de l'au-delà. Ses pieds avaient été découpés ainsi que ses bras. Jamais elle n'avait vu un spectacle aussi dégoûtant. Des larmes de colère ruisselaient sur les joues de la serveuse horrifiée qui se débattait en vain, les dents serrées.  

" Voyons Lisa… tu veux que ta famille passe un joyeux Noël pas vrai ? Allez, tout ce que je te demande, c'est de cuisiner pour notre client. C'est simple, non… ? Fais ce que j'te dis… et tout se passera bien. Tu voudrais pas que j'me fâche… pas vrai ? Maintenant, prends le couteau… "

Il guida la main tremblotante d'Elsa jusqu'au couteau de boucher déjà ensanglanté. La belle du se résoudre à enlacer le manche du bout des doigts. Aussitôt l'arme en main, Billy Joe redressa le bras de sa marionnette pour la positionner au dessus du torse de son morceau de viande humaine.

" Deuxième étape, l'incision. "

Billy Joe se mit à rire.
Et Elsa, à crier.


Archer Grims
Holy... fucking... shit. Hallucination collective. Ce doit être ça. Ils en ont parlé à la télévision, non ? Que tout le monde pétait les plombs, pour une cause encore inconnue, mais le fait est là. Peut-être qu'en ce moment même, lui et la belle brune disjonctaient sévère. D'un coup qu'ils ont chopé cette merde de névrose eux aussi ? C'est possible et c'est vachement inquiétant d'y penser. Mais voyons les choses comme elles sont. Un fou est arrivé, s'est mit à mitrailler partout comme un dingue... d'la casse partout... Elsa s'est barrée avec le barbu vers la porte arrière... pendant ce temps lui trouve le cadavre de rambo à l'avant... okay... ooooookay... après il découvre Elsa avec une poêle... on s'en fout de la poêle, pourquoi garder ce détail là en tête ?! Clear ! Bon... ensuite tous les deux foncent vers la porte arrière... puis ils se retrouvent ici, juste là... chez Billy Joe... devant le comptoir... alors qu'ils devraient être dehors et déjà bien loin d'ici... oooooooookay... et c'est supposé l'aider à comprendre le truc qui débloque ? BIG FAIL. Non, non. Il revient rapidement à sa théorie du départ, c'est-à-dire l'hallucination collective. Il ne voit pas autre chose. Sauf que... on peut vraiment être deux personnes hallucinant la même chose en même temps ? Ça colle pas. Faut pas charrier. Puis habituellement, ce n'est pas dans les sectes ou chez les dingues les hallucinations de ce genre ?

- LISA !

Archer sursaute en parfait synchronisme avec Elsa. Merde, mais il était obligé de beugler comme ça celui-là ?! Ce n'est vraiment pas le temps de... Il reste silencieux quelques secondes le temps d'analyser le mec devant eux. Cheveux crasseux, bedonnant, un chandail taché de... il ne sait pas trop, en fait. Ça ressemble à de la sauce... il espère que c'est de la sauce.

- C'est Elsa…
- Qu'est-ce que t'attends pour aller servir le client ?
J'te paye pas à minauder ! Allez, plus vite que ça !

« Hey, écrase un peu, tu causes pas à ta bagnole j'te signale. », réplique froidement Archer, plus vexé que la jeune femme.

Du con ! Maintenant il comprend pourquoi ce resto est toujours désertique... non, en fait, ce n'est pas vraiment le cas puisqu'il y a un type plus loin, assit à une table. Il ne voit pas sa trogne, il est de dos et une capuche recouvre sa tête. Il fronce les sourcils et lance un regard en biais à Elsa. Flingue toujours en main ? Check ! En un battement de cils, il se rend compte que la brunette ne tient plus sa main et s'éloigne vers le client. WTF ?!

« Oh, attend, qu'est-ce que tu fabriques ? Elsa ! Ne va pas... »
- Toi. Tu manges ou tu fiches le camp d'ici.
« Si tu me montres où est la vraie sortie, j'veux bien foutre-le-camps d'ici, ouais ! », siffle le grand blond, un peu sur les nerfs.

Évidemment, l'affreux fait le sourd d'oreille et continue. Fallait s'y attendre. Il ne va pas lui balancer du premier coup où se trouve la porte secrète vers la liberté. Ce serait trop beau... pour sa tronche de macaque.

- Alors, ce sera quoi ? Burger ? Frites ? Spag ? J'ai tout ce qui faut pour toi. Qu'est-ce qui t'intéresse, une pointe de tarte ? Allez, manges !

Archer le dévisage, incertain, tandis que des plats s'alignent sur le comptoir, comme par magie. Uh oh... hallucination, mode on ? Ce n'est pas vraiment le moment de tenter de comprendre, ni le moment de flipper, même si l'envie vient de surgir d'un coup, on se demande pourquoi ! Son regard se fige sur ce que contiennent les assiettes. Non... sérieux ? Il ne veut tout de même pas qu'il bouffe cette merde là ? Il a foutu quoi dedans, du Jig-A-Loo ?!!

« No thanks ! Mais j'suis prêt à parier que tes recettes feraient fureur chez slim fast ! »

Parce que personne en boufferait, point barre. Cure amaigrissante garantie ! La viande du burger dégouline de sang, les frites sont calcinées, le spag grouille comme des vers. Le morceau de tarte bondit dans l'assiette et pisse du jus d'un vert qui donne envie de gerber ! Archer fronce le nez et grimace lorsqu'une odeur de poisson mort depuis des siècles lui effleure les narines. Damn, ça shlingue qui plus est ! Il voit Elsa passer pour ensuite disparaître dans les cuisines.

« Elsa, ramène toi ! C'est pas le moment de jouer la serveuse ! Faut partir d'ici ! », s'exclame-t-il, tentant de la raisonner.

Mais il semblerait qu'elle ne l'entende pas ou qu'elle l'ignore. Il veut bien croire qu'elle aime son boulot, mais faudrait lâcher prise un peu !

- J'dois aller en cuisine ! Bouge pas, je t'envoie Candy pour qu'elle s'occupe de toi !

Candy ? L'affreux disparaît à son tour, laissant place à la fameuse Candy... shit... ils sont vraiment tous obligés d'être creepy ? Une femme se tient derrière le comptoir, vêtue de sa tenue de serveuse Billy Joe, tout crasse. Ses cheveux sont grisonnants, son visage est constellé de rides disgracieuses et son rouge à lèvres déborde de tous les côtés. Son regard est terne et sa voix grincheuse vient avec.

- Tu n'aimes pas les plats que maman Candy t'a préparé, mon choux ? Qu'est-ce qui ne va pas ? C'est la sauce ?

La sauce ? La... sauce ?!!! Non, mais ça suffit maintenant les conneries ! On va pas y passer la nuit ! Il commence à en avoir raz le pompom ! Le visage crispé, les yeux ardents, il pose une main sur le comptoir, faisant bien attention de pas toucher à une assiette, puis braque le canon du flingue entre ses deux yeux.

« Écoute moi bien, lollipop, toi et tes potes allez arrêter votre putain d'cirque de freaks et nous laissez nous barrer d'ici, right now ! Tu me dis où est la sortie, la vraie, sans quoi je t'assure que t'auras plus de... »

Il est interrompu par un hurlement de mort qui provient du fond du resto. Il tourne son visage, le temps d'une fraction de seconde, le cœur pompant vitesse turbo. Elsa ! Mais ce manque d'attention, ne serais-ce que d'une seconde, FATAL ERROR ! À son tour, il se met à gueuler comme un dingue lorsqu'il sent une foudroyante douleur lui irradier la main gauche. Il réalise rapidement que la Candy est loin d'être sweet ! Elle vient de lui planter une fourche à deux dents en travers la main ! L'une de ces foutues fourches avec lesquelles ont fait du barbecue ! Sa main est maintenant '' cloutée '' au comptoir, il ne peut pas bouger de là ! Le visage blême, les sueurs au visage, il tente de garder son sang froid, mais réalise soudainement qu'il n'a plus le flingue... OÙ EST LE FLINGUE ?!!! Oh merde, non... il n'a quand même pas échappé le foutu flingue ?!!! Non non non non non ! Mais quel con ! Sous l'effet de la surprise et de la douleur, il avait lâché son arme ! Son regard balaye rapidement le sol et voit le flingue, mais il est trop loin pour qu'il puisse s'étirer pour le saisir ! Paniqué, il tourne à nouveau son visage vers Candy, mais son visage s'affaisse davantage lorsqu'il voit la bouche de la serveuse s'ouvrir... et s'ouvrir... et s'ouvrir... et il entend les os de ses mâchoires craquer... et sa bouche s'ouvre encore... très grande.... trop grande... et y'a toutes ces dents... très pointues... et ce grognement guttural d'une bestiole qui aimerait bien se bouffer un snack...

« Oh putain d'mère-grand, que t'as de grandes dents toi ! », s'exclame-t-il, les yeux écarquillés.

Et c'est pour mieux te bouffer mon enfant ! ALORS GROUILLE TON DERCHE ARCHER ! ACTIVE ! Elsa hurle à nouveau.

« J'arriiiiiive, laisse-moi deux petites... secooooooooondes ♪ », chantonne-t-il, d'une intonation frôlant l'hystérie.

Plus le temps de déconner ! Il reprend contenance, pose sa main valide sur le manche de la fourche et tire d'un coup sec. OH MY FUCKING GOD, ÇA FAIT MAAAAAAAAAAAL ! Mais fuck off la douleur, pas le temps pour ça non plus ! Le reste de la séquence se déroule en accéléré. Il ne sait pas comment il y est parvenu, mais chose certaine il est maintenant à genoux sur le comptoir et c'est brutalement qu'il plante les deux dents de la fourche dans l'oeil de Candy. Candy hurle et son hurlement lui donne froid dans le dos. On ne dirait pas un hurlement humain, mais un de ces hurlements des bestioles du film Alien. Le sang qui s'éjecte de son orbe oculaire n'est pas rouge, mais noir et aussi épais que du goudron. Il ne reste pas en place longtemps pour admirer le spectacle. Rapidement, il se retrouve les deux pieds au sol et se précipite vers le flingue, qu'il empoigne de sa main intacte. Il pique un marathon jusqu'au fond du resto et braque le flingue derrière la tête de Bill.

« Lâche-la... J'AI DIT LÂCHE-LA ! »

Oui qu'il s'écarte d'elle pour qu'il puisse lui envoyer un pruneau entre les deux yeux. Parce que comme ça, il a peur de blesser Elsa. L'affreux Bill repousse brutalement la jeune femme, qui se retrouve à basculer sur le cadavre mutilé disposé sur la table et se tourne vers Archer, lui dévoilant une grande bouche édentée comme celle de Candy.

« Désolé, mais l'heure du lunch est terminé, sale con ! »

Il appui sans hésiter sur la gâchette et lui explose sa tête de... bestiole ? Chose machin ? Truc muche ? On s'en fout ! Tout ce qu'il sait, c'est qu'il en jouit presque de voir son sang noir barbouiller les murs. Le corps de Bill tombe comme une masse et son sang noire barbouille le carrelage graisseux du restaurant. Sans prendre de répit, Archer se tourne rapidement en direction du " client ", qui sans tarder détale comme un lapin en mode speedy. Il tente de le viser avec son arme, mais la chose est trop rapide et parvient à sortir par la porte avant.

« Merde... »

Son regard erre un instant vers le comptoir plus loin... où est passé cette folle de Candy ? Chose évidente, il ne l'entend plus hurler et elle n'est plus là. Merde multiplié par deux ! Il se tourne vers Elsa, tout en tentant de reprendre ses esprits.

« Rien de cassé ? ... écoute, rend-moi service et prend la nappe sur la table d'à-côté... déchire un morceau pour en faire une bande assez longue... il faut faire stopper l'hémorragie. J'vais avoir du mal avec une seule main. », dit-il d'un ton calme en lui montrant sa main blessée.

Elle était en piteux état et il se demandait s'il allait pouvoir avoir de nouveau des sensations dans cette main un jour. Il ne ressentait plus rien, elle était complètement engourdie. Elle pissait le sang, aussi. Il dépose un moment le flingue sur la table. Après une grande inspiration et restant aux aguets, il reprend tout en prenant le bout de tissu qu'elle lui tend pour l'enrouler autour de sa main.

« Ensuite, on va tenter de trouver un moyen de sortir d'ici. On a essayé par la porte arrière... maintenant on va tenter avec celle d'en avant. Si ça ne marche pas... on essaye les fenêtres... si ça ne marche toujours pas... on essaie par le toit... et si ça marche pas encore... on trouve une corde pour se pendre parce que j'vais pas donner la satisfaction à ces trucs d'me bouffer. J'préfère crever. »

Difficile de rester optimiste, surtout lorsqu'on était face à quelque chose qu'on ne comprenait pas. Il est mécano, il n'a pas eu une formation pour devenir un men in black ! Mais peut-être qu'il devrait rester optimiste, du moins pour elle... elle n'a sans doute pas envie de l'entendre parler d'une mauvaise fin en ce moment.

« Il y a peut-être une façon de sortir d'ici et si y'en a pas... c'est parce que ces choses contrôlent... alors peut-être qu'il faut tous les buter, sans exception, pour pouvoir sortir d'ici. Je viens d'en tuer un, l'autre s'est barré par la porte avant... et il reste toujours Candy, quelque part... je suis seulement parvenu à la blesser... Elsa, il nous en reste deux à tuer. Oui... je pense que c'est ce qu'il faut faire... »

Et s'ils étaient plus que deux ? Putain, non. Il préfère ne pas y penser.

« Elsa, viens... on tente une sortie vers l'avant. Prend la pelle, là... tu pourras te défendre en cas de pépin. »

Il lui désigne la pelle près de la porte tout en s'emparant du flingue d'une main. Il fait un tour d'horizon du regard, pas de folle avec un œil défoncé en vu. Une fois tous les deux devant la porte, il se tourne vers elle et esquisse un chétif sourire.

« On va y arriver, ok ? Ma belle, un Grims ne lâche pas facilement le morceau. Ça m'emmerde de perdre. C'est moi qui gagnera contre ces bestioles. J'ai trop d'orgueil pour les laisser faire... bien... je passe le premier, tu me suis et quand je dis '' tu me suis '', ça veut dire que tu me colles aux fesses... remarque, c'est dommage, ça aurait pu être plaisant dans d'autres circonstances... », dit-il, laissant un sourire taquin tressaillir sur ses lèvres.

Archer ou l'art de faire rougir une femme même lors d'une situation critique ! Ouais, on ne se défait pas facilement de ses habitudes, faut croire... Il reprend son sérieux et lui adresse un signe de tête. Lentement, il tire la porte vers lui et avance... avance... pas de tintement de clochette. C'est bon signe, non ? Oui... et non. Oh, ils sont à l'extérieur, pas de doute. Il fait froid, il y a de la neige qui tapisse le sol... le problème ? Le problème c'est qu'il est impossible de voir quoique ce soit devant ! Ni derrière, ni sur le côté ! Nada ! Une brume blanche très opaque s'étend de tous les côtés, il peut à peine voir où il marche ! On ne peut plus voir les buildings, ni les maisons, ni même la rue ! Ils vont devoir avancer à l'aveuglette dans ce putain de foutoir !

« Oh come on ! C'est quoi cette connerie ! », grogne-t-il, frustré et très agacé.

Et pourquoi est-ce qu'il n'y a pas un bruit ? Y'avait foule de gens plus tôt, ils ont tous disparus ? Non non non, c'est n'importe quoi ! Ces monstres s'amusent à leur dépend !

« Elsa, agrippe la ceinture de mon pantalon et ne la lâche pas. Peu importe ce qui arrive, tu t'y cramponnes. Pas question qu'on se perde. Ce serait la merde... », finit-il par murmurer.

Il ne manquerait plus que ça pour bien foutre en l'air sa journée, tient ! Il avance, son arme prêt à être utilisé en cas de besoin. Une balle dans le chargeur. Il n'irait pas bien loin avec ça, mais il n'avait pas vraiment le choix, visiblement.  

« Elsa, si tu te souviens bien, y'a une boutique d'armes à feu de l'autre côté de la rue du restaurant... c'est pas loin. Si on marche droit devant, on y arrivera rapidement. J'ai besoin de munitions ou encore mieux, d'une arme plus efficace... j'vais faire la peau à ces trous du'c... »

Il émet un ricanement un peu dément. Les nerfs, sans doute. Ils avancent encore, mais il s'immobilise d'un coup lorsqu'un rire rauque lui provient de devant. Il pense avoir vu du mouvement aussi. Rapide. Trop rapide. Et cette brume n'aide vraiment pas grmph...

« Me lâche surtout pas... reste près de moi... »

Tendu comme de la corde raide, il plisse les yeux et tente de voir quelque chose, mais impossible. Raaaaaaaaaah !

« Ok... il faut rester... ARG !!!! »

Sa phrase reste en suspens puisqu'il se sent violemment tiré vers l'arrière. S'il est tiré vers l'arrière, c'est parce qu'Elsa tire brutalement sur sa ceinture. Le coup est si violent qu'il tombe à la renverse tandis qu'il peut entendre la jeune femme hurler. Et son hurlement... s'éloigne. Non ! NON ! Archer bondit sur ses pieds rapidement, mais il est trop tard, Elsa n'est plus là !

« ELSA ! ELSAAAAA ! »

Il hurle son nom à s'en écorcher les cordes vocales. Il tourne sur place, dans tous les sens, tentant de la repérer dans ce foutu brouillard de merde, mais encore une fois, il se heurte à un épais mur blanc. En rogne, il lance une panoplie d'injures destinées aux bestioles et tout ce qu'il reçoit en réponse... c'est ce foutu rire rauque au loin. Non. Il y a autre chose... qu'est-ce que c'est ? C'est pas de la musique ? Une mélodie joue dans ce silence oppressant. Il cesse de bouger et tend l'oreille.

♪  I'm dreaming of a white Christmas
With every Christmas card I write
May your days be merry and bright
And may all your Christmases be white ♪



Un rire moqueur fend à nouveau le silence.
Dès maintenant, Archer Grims sait qu'il détestera noël le restant de ses jours.
S'il survie assez longtemps pour en connaître d'autres...


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MessageSujet: Re: Lecture rp pour les invités ! Mer 9 Sep - 20:57


Playing chess with the dead

   
Jordan L. Rowe & Gabriel Vaughn

   


   
Jordan L. Rowe
Mauvaise décision. Cette journée est une succession de choix impulsifs qui m'amènent que des ennuies, par-dessus ennuies. Lorsque j'ouvris à la volée la porte menant à la cage d'escaliers afin de m'éloigner aussi loin et aussi vite que possible du timbré aux pouvoirs inconnus, je réalisai rapidement qu'il s'agissait d'une grossière erreur. À peine m'étais-je engagée à dévaler les marches de l'escalier que déjà je me freine dans mon élan. Je viens de plonger tête première dans un cul-de-sac, une belle poignée de cadavres alertés par le vacarme de la porte et de mon souffle saccadé se retournant vers moi. J'élève le poignard que je tiens toujours dans ma main et tente de faire marche arrière, histoire de m'éviter quelques morsures fatales. Et sans rien n'y comprendre, mes mouvements de recul se retrouvent accélérer par une force qui empoigne le collet de mon chandail. L'encolure s'étire vers l'arrière, venant compresser ma gorge et bloquer momentanément l'air qui circule dans ma trachée. Mon corps est projeté vers l'arrière, me faisant perdre l'équilibre, jusqu'à ce que je tombe dans le vide. J'anticipe le choc qui a lieu peu de temps après, mon dos venant se fracasser douloureusement contre le parquet du couloir. Dans ma chute, ma main a relâché sa prise contre mon arme blanche, la faisant glisser quelque part dans la noirceur des lieux. Mon souffle reste néant suite au choc imposé à mes poumons, malgré cette pression qui a disparu contre ma gorge. J'inspire finalement une bouffée d'air qui s'engouffre avec difficulté dans mes poumons. J'ai tout juste le temps d'ouvrir les yeux, de constater ce qui s'est passé, que déjà une masse vient se poser contre mes hanches afin de m'immobiliser au sol. Ma trachée, à peine soulagée de la dernière agression, se fait de nouveau violenter alors qu'une main vient s'y appuyer avec force. J'ouvre les lèvres et pose un regard alarmé sur mon agresseur, alias le fou sorti de l'asile, qui m'adresse des paroles sans importance. Mes mains s'enroulent instinctivement autour de son poignet, mes ongles venant s'enfoncer dans sa chair avec l'espoir de lui faire lâcher prise. Le manque d'oxygène me fait bientôt voir des points noirs devant mon regard, mes mains s'aventurant cette fois à frapper faiblement l'homme qui me maintient dans cette position de vulnérabilité. J'ai beau m'agiter, me débattre, il semble invincible, persistant à me priver d'un besoin vital. Je sens les forces me quitter alors que mon cerveau manque visiblement d'approvisionnement en oxygène... Mes paupières se ferment d'elles-mêmes, malgré mes efforts pour riposter et chercher à retrouver mon air. Je sens des larmes de désespoir couler le long de mes tempes alors que je divague et me laisse emporter par l'inconscience...

* * * * *

Un nuage opaque enveloppe mon esprit, me sentant étrangement apaisée et en sécurité. Je désirerais rester dans cet état d'âme encore un moment, m'y perdre aussi longtemps que possible, car, ici, dans ce néant, je n'ai plus à me soucier d'autrui. Je n'ai plus à m'inquiéter de ma sécurité. Je me laisse tout simplement flotter dans le vide, oubliant toute la merde qui m'attend là-bas, à la surface, dans la vraie vie. Dans ce cauchemar éveillé. Mais malgré mes efforts pour garder cet état de bien-être, je sens mon esprit être tiré à la surface, incapable d'y résister. Le nuage enveloppant se dissipe peu à peu, obligeant ma conscience à refaire surface. Je me sens lourde, un véritable fardeau pour le monde, et légèrement courbaturée, rendant des mouvements aussi simples que de plier mes doigts difficiles. Une mèche de cheveu me chatouille le visage et, avec un grognement plaintif, je tourne la tête afin de la faire glisser. Mais elle s'acharne. Mon cerveau me dicte de lever la main pour l'écarter et me soulager de cet inconfort, mais même si mes muscles se contractent, mon bras ne se lève jamais. Perplexe par cette restriction, j'entrouve des paupières lourdes et aperçois le tableau. Je suis étendue sur ce qui me semble une civière d'hôpital, mon poignet y étant ligoté. J'arrive à la même conclusion pour mon autre poignet, ainsi que mes chevilles dont je ne parviens pas à décoller de la table. Je m'agite un instant, mon coeur se mettant de nouveau à battre la chamade face à la situation. Je suis à présent complètement éveillée et à l'affût de mon environnement. Ma respiration est sifflante et cette douleur au niveau de ma gorge me rappelle aussitôt les événements passés...

Cette voix... Ce visage hypocrite qui m'observe avec un léger délice qui étire ses traits. Sa présence me rend aussitôt nerveuse et, d'instinct, j'effectue d'autres tentatives pour me libérer de mes étaux. En vain. Je n'allais certainement pas me libérer aussi facilement, je le pressens... Je suis complètement à la merci de ce psychopathe! J'ignore quelles sont ses intentions et, pour être franche, je doute qu'elle soit pour aider son prochain, comme j'ai pu prétendre sans grande conviction dans la chambre à l'étage! Je le toise d'un regard mauvais, tentant du mieux de mes capacités de camoufler ce sifflement qui provient de ma trachée endoloris. Il s'adresse à moi comme à une gamine... ce qui attise aussitôt mon orgueil. Je ressens une envie incompréhensible de lui sauter à mon tour à la gorge, mais je ne suis évidemment pas en position d'effectuer la moindre agression à son égard. J'oublie rapidement ma frustration lorsqu'il m'avoue vouloir m'entendre hurler... Je me fige à ses dires, sentant la nervosité refaire surface. Pour une raison qui m'échappe, je n'ai aucune difficulté à croire qu'il serait prêt à mutiler ma chaire pour... pour quoi au juste? Que veut-il bon sens?! Cette histoire de lui offrir ma vie, ce n'était pas sérieux? Ça ne pouvait l'être! Dans quel merdier je me suis embourbée? Le voilà qui se retourne et je le suis avec attention des yeux, ne perdant pas un mouvement de sa part. Il s'en revient vers moi, cette fois avec un outil chirurgical dans les mains. Ma tête s'enfonce légèrement dans la civière, un réflexe de recul qui ne me sert strictement à rien dans ma position. Il semble tellement sérieux... Je commence vraiment à croire qu'il serait prêt à utiliser des outils de torture pour me faire dire des trucs dénouer de sens! À ce moment précis, l'idée de me soumettre à son autorité me semble la solution la plus respectable et la plus sécuritaire. La seule option pour éviter de subir des tortures physiques. Mais lorsqu'il ouvre de nouveau la bouche... Lorsqu'il s'adresse à moi de nouveau, réitérant sa requête de lui offrir toute mon obéissance et ma vie... Comme une promesse de mariage bidon. Là, je vois de nouveau cet écervelé qui a figé deux zombies devant mes yeux.

Je ne sais pas ce qui me passe par la tête, j'ignore comment une telle détermination se manifeste soudainement en moi, mais je ne peux retenir ma pulsion. Mes doigts se replient contre mes paumes afin de former deux poings serrés. Mon regard devient sévère et haineux, oubliant presque le risque que j'encourais à rivaliser contre lui. Et, sans réfléchir, sans retenir plus longtemps cette pulsion, je crache sur sa chemise.

« Vas te faire foutre! J'te promettrai rien, surtout pas une connerie de la sorte! »

Je m'interromps un moment alors que ma gorge se retrouve heurtée par ce grand effort. Je me racle la gorge, impatiente de poursuivre mon discours, surtout pour ne pas perdre cette belle occasion de l'envoyer paître.

« T'as complètement perdu la tête et tu vaux pas mieux que ces saletés de cadavres sans cervelle! Détaches-moi, bordel! »

Je m'agite de nouveau contre les sangles qui maintiennent mes quatre membres immobilisés, me sentant comme un animal sauvage désespéré de se départir de ses chaînes. Je ne réalise pas l'impact de mes dires et, franchement, rendue à ce point, je crois que j'en ai rien à faire... Je n'ose pas croire qu'il ira jusqu'au bout de ses paroles et je me fis sur mes menaces pour me sortir de là. Visiblement, je ne fais que des mauvais choix aujourd'hui.


Gabriel Vaughn
La jolie blondine ne semblait pas apprécier ses délicates attentions. Pourtant, elle avait volontairement sollicité la venue de tourments en le fuyant, non ? Il lui semblait pourtant avoir été accommodant et disposé à négocier... ah, non. Maintenant qu'il y songeait... M'enfin, était-ce vraiment important ? Arrangeant ou non, la belle infortunée devrait faire des choix et ces choix seraient inévitablement avantageux pour lui, d'un sens comme de l'autre. D'un côté, il y avait la possibilité qu'elle accepte son offre - qui n'en était pas vraiment une, mais soit - afin qu'il puisse éventuellement en tirer profit. De l'autre, il y avait également la possibilité qu'elle refuse de coopérer, ce qui serait fort dommage, mais rien de dramatique en soi. Il aurait au moins eu la réjouissance de la supplicier avant de la massacrer en beauté. Que d'amusement en perspective ! Il était bien le seul dans cette pièce à jubiler à la simple vision des différents supplices qu'il pouvait lui infliger. Il avait presque l'impression d'être à nouveau en enfer, sur le point de se divertir dans sa salle de tortures. Il sourit intérieurement, tout en poursuivant le manège de ses doigts sur le bistouri. Il inclina légèrement la tête vers la droite, amusé de constater qu'elle risquait d'ici peu de commettre une bévue, ce qui, évidemment, lui donnerait une première occasion d'entendre une ribambelle de hurlements.

« Vas te faire foutre! J'te promettrai rien, surtout pas une connerie de la sorte! T'as complètement perdu la tête et tu vaux pas mieux que ces saletés de cadavres sans cervelle! Détaches-moi, bordel! »

Elle venait de cracher furieusement sur sa chemise... il fit mine de porter attention à cette petite bavure humide et translucide... puis esquissa une moue boudeuse.

« Jordan, tu as craché sur ma chemise... tss tss tss... c'est terriblement inconvenant. Je dirais surtout... inutile. Deux mauvaises idées en si peu de temps... tu n'as vraiment aucune notion de ce qu'est l'instinct de survie. C'est à se demander comment il possible que tu sois encore indemne... ah... oui... tu l'es parce que je t'ai aider. Hmmm, Jordan ? Tu ne te souviens pas des deux saletés de cadavres qui s'apprêtaient à faire de toi de la petite bouillie ? »

Il haussa un sourcil, l'interrogeant du regard, mais passa rapidement à autre chose, n'espérant pas une réponse de sa part. Il se leva lentement et déposa le bistouri sur la petite table auprès du brancard. Il la considéra en silence quelques secondes et finit par sourire.

« Toutefois, je dois admettre que tu es une source inépuisable d'inspiration en matière de tortures. Je vais te donner un sage conseil : la prochaine fois, tu devrais tenter de retenir tes pulsions. J'ai cette tendance à remettre en quadruple les attaques que l'on me fait. Et puis, il faut avouer que de cracher sur les gens, ce n'est pas bienséant... »

Ses prunelles croisèrent les siennes et lors de quelques secondes, elle pu entrevoir de multiples nervures sombres s'ériger sous ses yeux et ses iris emprunter une teinte anormalement rougeoyante. Quelques furtives secondes seulement, mais suffisamment longues afin qu'elle ne juge pas cette scène comme étant l’œuvre de son imaginaire. Son faciès reprit son aspect coutumier, tandis que son regard reptilien se moquait du sien. S'il conservait le silence en cet instant, c'était bien parce qu'il se concentrait à la tâche de lui infliger sa première petite torture. Pendant un furtif laps de temps, rien de particulier ne vint perturber la jeune femme... jusqu'à ce que sa bouche s'emplisse de salive. Beaucoup de salive. Trop de salive. Ses glandes salivaires en sécrétaient une abondance et à une vitesse démesurée. Celle-ci alla rapidement inonder sa gorge ainsi que ses poumons, lui privant rapidement d'oxygène. La pauvre... elle allait se noyer avec sa propre salive. Terrible, non ? Tandis que des flots de salive jaillissaient hors de ses lèvres et qu'elle tentait désespérément de libérer ses poumons submergés par un véritable déluge... il esquissa une mine incertaine.

« Je me demande... après cet épisode - si évidemment je ne te laisse pas succomber à ce... naufrage -, auras-tu encore envie de cracher sur moi ? Hmmm... sans doute, mais je crois que tu t’abstiendras. N'est-ce pas, jolie blondine ? »

Une seconde question qui n'attendait aucun retour. M'enfin, de toute évidence, elle n'était pas disposée à lui répondre en ce moment. Quelques secondes encore qui semblaient s'éterniser. Il ne fit que la lorgner de haut, le visage placide, tandis qu'elle se démenait sur son brancard, le teint livide. Lorsqu'il comprit qu'elle ne tarderait pas à perdre conscience, il cessa son manège, mettant un terme à cette surproduction de salive qui noyait ses bronches. Il esquissa un petit rictus et tandis qu'elle reprenait son souffle, il s'éloigna un petit moment pour revenir auprès d'elle muni d'un sac de sport usé. Il le déposa sur la chaise et l'ouvrit, tout en reprenant la parole.  

« Alors, Jordan... toujours déterminée à refuser mon offre ? Sache que, peu importe ta réponse, tu auras droit à une torture. Moui... vois-tu, tu as été très méchante avec moi un peu plus tôt, à m'envoyer balader de façon absolument grossière... j'estime avoir le droit de te châtier pour tes paroles blessantes... », dit-il, lui offrant une moue faussement affligée.

Il porta ensuite son attention vers l'intérieur du sac et en extirpa une perceuse, dont la longue mèche était parsemée de rouille.

« Lorsque tu roupillais un peu plus tôt, je suis aller visiter les lieux et j'ai découvert une vraie mine d'or dans une remise à l'étage. Il fallait que je trouve des moyens de te convaincre, hmmm ! J'ignorais que l'on pouvait trouver autant d'objets susceptibles de servir d'instruments de torture dans un hôpital... »

Il déposa la perceuse sur la table et extirpa ensuite du sac un marteau, un pied-de-biche et un chalumeau. Il conserva le pied-de-biche dans une main et déposa le reste sur la table.

« Biiiiiiiiiiien... puisque je me sens arrangeant, je vais te laisser choisir ton supplice. Ce sera quoi ? La perceuse, le marteau, le pied-de-biche ou le chalumeau ? Tu as une préférence ? Je tiens vraiment à avoir ton avis, Jordan, je t'assure ! Sinon... je peux choisir pour toi, mais je risque de prendre l'objet le plus susceptible de causer des dommages donc... il vaudrait mieux pour toi de choisir. »

En vérité, tous ces objets pouvaient causer d'importants dommages, surtout entre les mains d'un démon tel que lui...



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MessageSujet: Re: Lecture rp pour les invités ! Mer 9 Sep - 22:02


Leech

   
Jayson Reeve & Hayden Grims

   


   
Jayson Reeve
"Euh… pardon m'sieur, mais vous devez commander quelque chose si vous voulez rester…"

Les yeux du Cerbère quittèrent momentanément la vitrine devant laquelle il était assis pour dévisager l'adolescente qui se tenait à ses côtés. Il la considéra un moment, les sourcils froncés, en se demandant si elle était sérieuse dans sa menace. Les traits stoïques, Jayson laissa s'alourdir le malaise tandis que son regard courrait sur les tables majoritairement vides du petit restaurant qui faisait face au motel Nortons. L'envie de lui demander comment elle s'y prendrait pour le foutre dehors armée de ses p'tits bras de poulet lui traversa l'esprit, mais il se ravisa. Quelque chose lui disait qu'elle serait moins encline à ce genre de plaisanterie vu l'heure avancée. Et voir débarquer les guignols du Shérif compromettrait la mission qu'il s'était donnée.

" Un café.
- Petit, moyen ou grand format ?
- Petit.
- Il nous reste seulement le grand format…
- … alors amènes moi un petit café dans une grande tasse…
- … Euh, okay. Je vais vérifier si je peux faire ça. Vous voulez quoi dans votre café ?
- Rien.
- Vous voulez un chausson aux pommes avec ça ?
- Non.
- Tant mieux, parce qu'on en a plus…
- … "

L'oeil noircit d'impatience, le Cerbère écrasa un billet de dix dollars sur la table destiné à la faire disparaître définitivement de son champ de vision.

" Gardes la monnaie. "

Les yeux légèrement écarquillés, elle sourit timidement, faisant luire son appareil dentaire avant de s'éloigner vers son comptoir. Rongeant son frein, le chasseur porta de nouveau son attention vers la fenêtre, surveillant avidement les allées et venues du motel Nortons. Elle était là… la sangsue. Juste là, prête à se faire cueillir. Tout ce qu'il attendait, c'était le moment pour agir. La camionnette de service du ramasseur de carcasses d'animaux morts était stationnée devant l'une des portes numérotées, ce qui collait aux informations qu'il avait récolté durant les trois derniers jours. Disons plutôt deux jours dont un passé à l'hosto, à répondre aux questions stupides, à détourner la vérité et à subir les analyses du personnel médical.

" Voilà votre café dans une grande tasse m'sieur… articula l'adolescente en déposant la commande devant le chasseur introspectif qui ne daigna même pas lui adresser un regard.

Trois jours à se repasser le fil des évènements pour remettre les pièces du casse-tête en place. La sangsue était devenue une sorte d'obsession comme si le...

" Dites… Qu'est-ce qui vous est arrivé ? À votre gorge ? "

Hmmff… Mais qu'est-ce qu'elle foutait encore là, Miss barbelés !? Comme si il avait la tête de quelqu'un qui avait envie qu'on lui fasse la conversation. Un bandage médical lui recouvrait une partie de la gorge, protégeant les points de suture là où la Lupudis l'avait lacéré. Il en voulait presque à la créature de lui avoir épargné les cordes vocales. Ça lui donnerait une bonne excuse pour garder le silence. Mais à son grand damn, la jeune femme ne partirait pas sans que sa curiosité n'ait été satisfaite. Le Cerbère soupira d'un agacement non dissimulé, il finit par articuler d'un ton blasé.

" Me suis coupé en me rasant...
- … Sérieux ? Vous êtes pas doué avec une lame..
- Y parait. "

Jayson délaissa Miss mords-moi-l'noeud, espérant enfin qu'elle comprenne le message subliminal. Une silhouette s'avança vers la camionnette et se glissa sur le siège du côté conducteur. Grand type aux cheveux clairs, jeune et décontracté. Exactement le genre de sangsue qu'il cherchait. Le Cerbère délaissa la fenêtre, amorçant un mouvement vers sa droite avant de sursauter en voyant Miss barbelés toujours plantée à côté de sa banquette. Les sourcils froncés par la colère, il refoula son envie de la défenestrer, préférant, au final, mâcher ses mots.

" J'ai changé d'idée. Je veux un lait, deux sucres dans mon café. "

L'adolescente observa la tasse, légèrement incrédule, avant d'acquiescer d'un mouvement de tête. Lorsqu'elle revint avec les sachets de cassonade et les gobelets de crème, elle ne trouva que la tasse fumante et esseulée.

" … Bah… il est passé où ? "



L'enseigne du Motel Nortons grésillait dans la nuit naissante. Bientôt, les phares de la camionnette vinrent se refléter sur les contours des stores tirés, illuminant faiblement la chambre privée de ses ampoules et plongée dans les ténèbres. Un tintement de clés dans la serrure puis la porte céda dans un grincement sourd avant de se refermer derrière la sangsue. Puis lorsque la confusion fut assez distrayante, le Cerbère se jeta sur le jeune homme pour le frapper d'un violent coup de poing en pleine gueule. La pointe mordante d'une aiguille s'abattit aussitôt dans la cuisse de la sangsue, lui injectant un sédatif vorace qui ne tarda pas à faire son effet. Le sorcier quitta la chambre, trainant derrière lui un immense sac qu'il balança dans le coffre de la camionnette avant de se mettre en route.



" … J't'en en prie, j't'en supplie… Hey… tu m'entends ?… Hé-ho… oh non… pitié, j't'en supplie soit pas mort…"

Quel doux réveil que celui des plaintes inlassables d'une jeune femme en détresse, le visage barbouillé de mascara coulé sous ses yeux bouffis. Sa gorge s'enroue chaque fois qu'elle glousse et son corps est secoué de tremblements incessants. La sangsue était confortablement installé sur une chaise, les poignets attachés aux accoudoirs par deux ty-rap. La donzelle, quant à elle, flottait à deux pouces du plancher, retenue au plafond par une chaîne aux larges attaches métalliques. Omis les étranges brûlures sur ses poignets suspendus au dessus de sa tête, elle ne semblait pas blessée. Traumatisée et effrayée, mais indemne.

" Tu !… ohh… merci… t'es vivant ! Tu… Tu vas bien ? T'es blessé ? J't'en prie, il faut partir d'ici avant qu'il ne revienne… Il est complètement cinglé ! J't'en supplie dis-moi que tes attaches ne sont pas solides… " implora la donzelle aux yeux vert clair inondés de larmes.

La belle portait un haut qui moulait avantageusement sa poitrine ainsi qu'une jupe et des bottillons noirs à talons qui savaient mettre ses courbes en valeur. On pouvait discerner le logo Chez Gabe juste au dessus de son sein droit. Ses longs cheveux bruns relevés en une queue de cheval avaient été malmenés et son rouge à lèvres s'étalait jusque sur sa joue. Une fille superbe, si on lui enlevait son petit côté 'j'ai été kidnappée à la sortie du boulot'. La pièce dans laquelle les prisonniers faisaient connaissance n'était pas immense et comprenait toutes les commodités : cuisinette, salon, salle à manger. Une cabane de chasseur, ni plus ni moins, presque entièrement conçue en bois. Le plus détonnant, était sans nul doute les trophées et artefacts étranges qui ornaient les murs, parmi eux, la tête mi-ours, mi-humain qui trônait au dessus du foyer crépitant. La belle poussa un cri d'exaspération, testant pour la millième fois la solidité de ses attaches. Le visage tiré par le découragement, elle finit par sourire faiblement.

" Moi c'est Judith. C'est… c'est toi le type bien qu'il voulait me présenter ? Je… suis qu'une serveuse au resto Chez Gabe… je marchais vers ma voiture quand… quand il m'a surprise… Je le connaissais à peine… c'était qu'un client… il avait toujours été sympa avec moi… jusqu'à ce soir… J'me suis pas méfiée de lui… Il a dit… il a dit qu'on passerait une bonne soirée ensemble… qu'il me présenterait quelqu'un de bien… et… putain, je comprends rien à c'qui m'arrive ! C'est quoi son problème !? Est-ce qu'on va mourir ?!? "

Et la belle fut de nouveau ravagée par une crise de larmes, cherchant en vain les réponses à ses questions. Il est vrai que son histoire n'avait rien de cohérent. La porte s'ouvrit quelques minutes plus tard, laissant apparaître le Cerbère qui haussa les sourcils d'étonnement, comme si la présence d'Hayden chez lui le surprenait.

" T'es réveillé. C'est bien. J'ai cru que j'avais un peu trop forcé la dose. "

Il esquissa un faible sourire avant de refermer la porte derrière lui et de s'avancer vers le comptoir de cuisine où il se dénicha une bouteille d'absinthe. D'un pas lent, il s'approcha de ses deux invités en savourant quelques gorgées alors que la jeune femme gémissait de supplications presque inaudibles à son endroit.

" Judith, j'te présente la sangsue, la sangsue voici… Judith. " dit-il en les désignant tour à tour d'un geste de la main, faisant valser le liquide dans la flasque qu'il tenait du bout des doigts.

" Mais j'imagine que vous aviez déjà fait les présentations. Quand vient le temps d'ouvrir la bouche, Judith ne donne pas sa place. Hm. Bien. Dans ce cas, passons aux choses sérieuses. "

Jayson se rapprocha d'Hayden extirpant un poignard de la ceinture de son pantalon. Lorsqu'il fut à son niveau, il posa un genou au sol pour mieux planter son regard dans celui du captif. Son regard d'acier lorgna le visage du jeune homme où les gouttes de sueur commençaient à perler. Malgré le calme qui régnait sur les traits du Cerbère, une lueur d'amusement illuminait ses prunelles insistantes. Le chasseur abattit la lame contre le repose-main de la chaise où elle resta coincée, sectionnant du même coup l'attache qui retenait le poignet gauche de la sangsue.

" Déshabilles la. " ordonna Jayson qui se redressa, évitant volontairement de reprendre le couteau.



Hayden Grims
La vie d’Hayden n’était pas si mal ces derniers temps, disons que son karma semblait vouloir être un peu moins pourri, mais ça restait quand même sacrément compliqué tout ça. Il n’allait pas tout résumer, mais disons que ces derniers jours, il y avait eu : attaque, cerf, fille, jaloux, mort, frangin. Tout ceci n’avait rien à voir, c’était compliqué pour son crâne, et justement, Hayden n’aurait pas dit non à une aspirine. Il rêvait de ça et d’un bon verre, qu’il se verserait dès son retour dans sa chambre. Il savait qu’Archy aurait voulu qu’ils s’installent ailleurs qu’au Motel, mais le cadet avait la flemme d’éplucher les annonces, il laissait ce job-là à son grand frère, lui, il continuerait son boulot minable, tant qu’il y arriverait. Oh, ça n’était pas très dur, mais c’était assez ingrat et dégueu, et pour sûr, un jour ou l’autre, très proche, il allait en avoir marre et signerait sa démission. Franchement… rentrer tous les soirs avec l’odeur de pourriture sur ses fringues, ça allait bien un temps.

La nuit était bientôt là, la faute à cette saison terne et morne qu’était l’hiver. Comme toujours, Hayden vint garer la camionnette de la société de ramassage devant sa chambre. Le patron était cool pour ça, il lui permettait de se servir du véhicule pour ses trajets persos, tant que le camion était propre, et tant qu’il ne sortait pas des limites de la ville, bien sûr. Oh, il y avait bien le Humvee, qui attendait encore sagement au garage… d’ailleurs, maintenant, Hayden devait avoir assez d’argent pour le faire réparer ! Ouais, il fallait qu’il retourne là-bas. Rouler en hummer militaire c’était quand même plus la classe de dans cette camionnette à l’enseigne glauque.

Hayden jeta un coup d’œil vers la chambre d’Archer, située un peu plus loin. Pas de lumière à la fenêtre, son grand frère ne devait pas être encore rentré. Très bien, comme ça, le cadet pourrait prendre une bonne douche avant qu’ils aillent manger quelquepart. Il avait vraiment très faim en plus… Oh ouais, un repas copieux, plein de viande et de gras ! Allons, il n’allait pas crever d’une artère bouchée, alors pourquoi se priver ? Hayden rêvait pour consoler son estomac mis à mal, aussi il ne se rendit compte de rien quand il poussa la porte de sa chambre. Une fois le battant refermé, tout alla tellement vite… Que ? Boum – KO. Le jeune homme n’avait pas eu le temps de saisir quoi que ce soit, ni de voir vraiment bien le visage de son agresseur, qui l’envoya manu militari au pays des songes.

" … J't'en en prie, j't'en supplie… Hey… tu m'entends ?… Hé-ho… oh non… pitié, j't'en supplie soit pas mort…"

Ces paroles parvenaient jusqu’au cerveau d’Hayden à travers le nuage cotonneux de son inconscience. Fiction ? Rêve ? Réalité ? Télé allumée ? Le jeune homme émergeait doucement de son sommeil forcé, jusqu’à ce que sa mémoire lui rejoue les dernières secondes avant son knock out. PUTAIN ! Ses yeux s’ouvrirent d’un coup, ses muscles se bandèrent par réflexe. C’est ainsi qu’il découvrit sa position. Assis, le cul sur une chaise, le crâne endolori, les poignets attachés, mais le reste de son corps libre de ses mouvements. Il était en fait bien moins à plaindre que son réveil-matin. C’était une jeune fille, de son âge, par-là. Elle avait l’air encore entière et sauve. Sa plastique était terriblement avenante, ce qu’Hayden ne pouvait pas s’empêcher de remarquer malgré l’hallucinante situation qu’était la leur. Le ventre du contaminé se mit à gronder, pas assez fort pour couvrir les sanglots de la belle, mais une sueur froide parcourut le dos d’Hayden. Il respira en grand, cherchant l’apaisement au milieu de tout ce stress, et regarda à nouveau la demoiselle. Elle avait déjà beaucoup pleuré, comme le laissait entendre l’état de son maquillage et de ses yeux, et puis surtout, elle était suspendue au plafond. Sans que ses pieds ne touchent le sol. Ca devait être sacrément inconfortable ! Mais que…

« On… On est où là ?!? »
" Tu !… ohh… merci… t'es vivant ! Tu… Tu vas bien ? T'es blessé ? J't'en prie, il faut partir d'ici avant qu'il ne revienne… Il est complètement cinglé ! J't'en supplie dis-moi que tes attaches ne sont pas solides… "

La jeune fille n’avait apparemment pas la réponse à sa question, puisqu’elle avait repris son discours, trop troublée pour être capable de converser calmement. Son seul but était fuir… Et Hayden était bien du même avis. Suivant sa suggestion, le cadet Grims se mit à tirer comme un bœuf sur les liens de ses poignets, à se tordre les bras… dingue comme ces petits liens en plastique pouvaient être solides, et faire mal aussi… A défaut d’arriver à quoi que ce soit, le jeune homme regarda rapidement autour d’eux, et le paysage réduit ne lui disait rien qui vaille. C’était le décor parfait pour un film d’horreur, en plus dehors, il faisait nuit. La demoiselle semblait avoir compris son impuissance à se détacher, et elle reprit la parole, expliquant comment elle s’était retrouvée ici, piégée par un homme. Ses larmes se remirent à couler, et comme tout gars pas si mauvais qu’il était, le cadet Grims chercha à la consoler en parlant à son tour.

« Ne pleure pas, Judith, je ne sais pas ce qui se passe, mais ça va aller, ok ? »

Oh le mensonge… Il tentait tout de même d’être convainquant, d’avoir l’air brave, et de faire bonne figure. Une qui panique sur deux, ça suffisait.

« Je m’appelle Hayden. Je… je ne sais pas si je suis le type bien en question, je ne pense pas, je ne sais même pas qui nous a amenés là. C’était sans doute juste un piège… »

Ses lèvres s’étirèrent à peine, son semblant de sourire était désolé. Il aurait voulu faire quelquechose pour elle, autant que pour lui, mais quoi ? Encore une fois, il reprit son combat contre les rilsans. Peine perdue… Encore une fois, il détailla la pièce, cherchant quelquechose qui pourrait l’aider dans sa lutte, un truc coupant, pourquoi pas. Il y avait pas mal d’objets de déco insolites, mais rien d’utile. Rien qui coupe. Ou alors dans la cuisine ? Mais vu sa situation, il allait avoir du mal à ouvrir les placards. Dommage, parceque vu qu’il n’avait pas les pieds liés, il pouvait sans doute se déplacer. Et ben, d’ailleurs…

« Mais attends, je vais t’aider, tiens, je vais approcher avec ma chaise, et tu pourras poser les pieds dessus. Ça sera plus confortable pour toi, déjà. »

Hayden joignit le geste à la parole, et les pieds bien ancrés au sol, il déplia ses genoux. A la base, il aurait voulu se retrouver debout, mais avec la chaise liée à ses poignets, ça n’était pas si simple. Surtout que le meuble était rustique et lourd. Il se retrouva à nouveau assis. Après une seconde de réflexion, il fit glisser les pieds de la chaise sur le plancher. C’était vraiment trop bruyant, mais ça marchait alors tant pis. Allez, plus que la distance d’un pas à faire.

La porte qui s’ouvrit stoppa net sa progression. Putain. Judith se remit à couiner et pleurer. Dès son arrivée, Hayden avait compris que le nouveau venu n’allait pas les aider, même si son regard semblait étonné. Lui aussi, était sacrément étonné, d’ailleurs, il lui semblait reconnaître le type du cerf. Le MIB. Celui qu’il avait déposé à l’hosto, et qui avait déjà tout d’un mort. Im-po-ssible… Ça ne pouvait pas être lui, si le gars n’était pas canné, il ne pouvait pas être déjà debout, avec les blessures reçues. Le cadet Grims cligna des yeux plusieurs fois, pour voir si l’obscurité relative lui jouait des tours ou pas…

" T'es réveillé. C'est bien. J'ai cru que j'avais un peu trop forcé la dose. "

C’était bien le ravisseur…

« Qu’est ce que tu es ? »

Pas qui, mais quoi. Peut-être un contaminé ? Si Nolan avait eu des super pouvoirs, peut être celui du MIB était la guérison vitesse mille ? Pourquoi il n’avait pas de pouvoir, lui ? En tout cas le gars ne voulait pas répondre, il se mit, à la place, à faire les présentations, une bouteille dans la main.

" Judith, j'te présente la sangsue, la sangsue voici… Judith. "
« Je ne suis pas une sangsue !... »

Cette situation était délirante, et flippante, et délirante. Pourquoi une sangsue ? Hayden ne comprenait rien, mais l’attitude de leur ravisseur était inquiétante. Du liquide vert tomba au sol, et si le cadet Grims ne reconnut pas l’absinthe, il sentit très bien l’odeur puissante d’un alcool fort. C’était un délire d’alcoolique tout ça en fait, alors ??

" Mais j'imagine que vous aviez déjà fait les présentations. Quand vient le temps d'ouvrir la bouche, Judith ne donne pas sa place. Hm. Bien. Dans ce cas, passons aux choses sérieuses. "

Quoi les choses sérieuses ? Oh Bordel ! Le mec venait de prendre un couteau à sa ceinture et… Qu’est ce qu’il venait faire juste devant lui ? Le cœur du contaminé battait à tout rompre, on a beau se vouloir courageux, y avait des moments ou l’instinct de survie provoquait la peur. Il avait chaud, mais pas à cause de la température ambiante, plutôt à cause de l’appréhension. Allez, Hayden, c’est le moment de parler, de dire un truc, un truc intelligent, un truc qui va te sauver. Mais sa gorge restait muette. Putain, Arch’ lui il sortirait la phrase juste là, son frère avait toujours eu plus de répartie que lui. Le MIB semblait s’amuser de cette situation, et Hayden lui, ça ne le faisait pas kiffer du tout du tout. Quand la lame se planta dans le repose main de la chaise, il sursauta franchement, son cœur avait même dû rater un battement.

" Déshabilles la. "

Hayden entendit l’ordre avant de comprendre qu’il avait une main de libre, et un outil pour se libérer, tout seul. Plait il ? Le type voulait qu’il se détache, sinon… Sinon il n’aurait pas agi ainsi, point barre. Judith paniquait pendue à son plafond, et le MIB s’était redressé face à Hayden. Voila voila voila… Après une seconde de flottement, le jeune homme prit d’abord le temps de se libérer du Rilsan restant, et puis, le manche du couteau serré fermement dans sa paume, il se releva à son tour. Une douleur dont il ne connaissait pas l'origine lui tordait le ventre.

« Non ! »

Il n’allait quand même pas obéir à un malade mental !! Hayden avait l’avantage de la taille, clairement, maintenant qu’ils étaient debout, la comparaison était facile. En plus, il avait une arme, alors avec ses réflexes de lutte passables, appris en assistant à des bagarres de rue dans le Bronx, il se jeta sur le MIB. Belle initiative, courageuse, mais pas très assurée. Il ne voulait pas le tuer, non. Malgré l’envie d’en découdre, Hayden avait encore assez de maîtrise sur lui-même pour éviter ça. Le blesser… si il pouvait l’éviter c’était mieux aussi. Par contre, s’il arrivait à l’assommer, alors c’était le top. Ensuite, il faudrait décrocher Judith, et se sauver de cette piaule de fou.



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